Cérémonie des vœux du Maire 19 janvier

Tout d’abord le Conseil Municipal et moi-même tenons à remercier de leur présence : Valérie Lacroute notre députée, Béatrice Rucheton, notre conseillère départementale, Vincent Mével Président de la CCPN, Mesdames et Messieurs les Maires,  les représentants des services d’ État et en particulier le Major Cunique et le lieutenant Boursey respectivement pour la gendarmerie et le SDIS, les représentants du monde associatif et vous tous Villaronnes et Villarons qui vous êtes déplacés à cette occasion, un grand merci. Monsieur Jean-Marc Giraud, sous-préfet, tenu par son devoir de réserve ne peut pas être présent.

 

Difficile d’être optimiste au regard de ce qui se passe dans le monde. Je vais essayer de l’être en dédiant cette cérémonie des vœux au partage. Si nous ne partageons pas, nous ne viendrons pas à bout des défis majeurs que notre système essoufflé s’est lui-même imposé. Villiers vivant au sein de ce système, je me dois d’en parler, un Maire sans étiquette n’est pas un Maire sans avis.

Le premier de ces défis : faire en sorte que notre planète reste vivable pour l’homme. Après les nombreux incendies qui ont ravagé la planète au milieu d’une indifférence polie, celui qui consume en ce moment l’Australie semble avoir fait prendre conscience qu’en effet notre maison brûle et que jusqu’ici nous regardions ailleurs.

Mais il faut transformer cette émotion en force de réflexion pour chercher des solutions politiques. Les encouragements aux initiatives individuelles comme l’achat de voitures électriques, favoriser l’exploitation des énergies renouvelables, développer le recyclage, construire des habitats à énergie neutre ou positive, faire la chasse aux gaspillages énergétiques et j’en passe, ne suffisent pas.

Ce système qui vous invite à le faire et aussi celui qui libéralise les flux de capitaux, dérégule à tout va, mondialise, met les pays en concurrence les uns avec les autres, divise, permet qu’un aliment parcourt en moyenne 3.000 kilomètres pour arriver dans votre assiette, permet aux pays riches d’externaliser leur pollution et aux pays pauvres à main d’œuvre sous-payée, de les approvisionner en produits jetables et, ou polluants à produire.

Ce même système ne cesse de concentrer les richesses dans les mains de quelques-uns qui vous promettent un avenir radieux. Ne soyons pas dupes, un système basé sur une croissance infinie qui exploite des ressources finies n’est pas viable.

Il va falloir apprendre à partager, mais sommes-nous prêts ? Je n’en suis pas certain, moi le premier. J’ai été éduqué pour avoir l’ambition    de réussir, mais réussir quoi ? Éduqué à avoir le profil du consommateur type, à m’affirmer au travers de produits ostentatoires ; j’en ai besoin pour être heureux, inséré dans la société. Il faut donc changer les paradigmes, éduquer d’une façon différente et apprendre à être heureux sur d’autres critères comme le partage, le vivre ensemble, la prédominance de l’être sur le paraître.

Non il ne s’agit pas de retourner à l’âge de pierre mais de mettre les techniques au service de l’homme dans son être et sa durabilité. Pour l’instant il y est de plus en plus asservi. Il perd la maîtrise du temps. Le lien social gagne en étendue ce qu’il perd en profondeur.

Mon premier vœu est donc que nous traduisions en actes politiques notre ressenti fasse aux dérèglements de la planète.

Partager c’est réduire les inégalités.

Quelques chiffres tirés de “Capital et Idéologie”, livre écrit par Thomas Piketty, économiste de renommée mondiale :

A l’échelle du monde entre 1980 et 2018, 50% des adultes les moins favorisés ont bénéficié de 12% de la croissance mondiale. Les 1% des plus favorisés ont bénéficié de 27% de cette même croissance.

En 2018, en Europe 50% des plus pauvres reçoivent 21% des revenus, et 10% des plus riches 34%. Aux état unis, un modèle pour beaucoup, les 50% des plus pauvres touchent 12,5% des revenus, les 10% des plus riches 48%. La Chine et la Russie se situent entre les deux.

Cela se traduit évidemment par un accroissement des inégalités au niveau du patrimoine. Ainsi en France en 2015, 50% des plus pauvres possédaient 8% de la propriété, 10% des plus riches 55% et les 1% d’intouchables 21% de la propriété nationale.

Ces écarts ne cessent de s’accroître depuis les années 80 et ce n’est pas avec nos gouvernants actuels que cela va s’arrêter.

C’est là l’explication des crises qui se succèdent dans le monde et dans notre pays en particulier. Si la majorité des français est favorable à la modernisation de notre système, une majorité, presque équivalente, ne fait pas confiance à ce gouvernement pour la mener. Il ne cesse de protéger ce système économique et ne donne que de faux gages pour le faire perdurer tout en visant, je le crains, une privatisation de tout ce qui peut l’être au bénéfice des intouchables.

Exemple : la crise des gilets jaunes ; après le grand show du grand débat, elle débouche sur quelques concessions qui coûtent, selon Bruno Lemaire, 17 milliards d’euros. Comme l’état gère chaque année un budget déficitaire en s’interdisant d’accroître ses ressources en allant chercher l’argent là où il se trouve, il va chercher de la trésorerie en vendant les bijoux de famille comme les Aéroports de Paris. Il en espère environ 8 milliards. Donc il se prive d’une source de revenus (les aéroports sont rentables) et va enrichir le patrimoine privé. L’ État s’appauvrit et, à ce compte-là en utilisant de plus en plus l’argument massue « nous n’en n’avons plus les moyens » et en favorisant ce cercle vicieux, nos gouvernants justifieront la privatisation de tous les services encore publics. Aujourd’hui le gaz et l’électricité, la Française des Jeux, la SNCF, les télécommunications et demain sans doute les hôpitaux et l’éducation qui ne sera plus nationale.

Il est donc légitime dans ce contexte, que les français, tout en reconnaissant la nécessité de revoir notre système de retraite, ne fasse pas confiance à notre gouvernement pour qu’il soit plus juste. Ils sont, avec raison, persuadés qu’il vise surtout à faire des économies.

Je formule donc le vœu complémentaire du premier, qu’il y ait une prise de conscience politique et, si elle n’a pas lieu, que les actions nécessaires à cette prise de conscience se fassent sans violence.

Si pour la réduction des inégalités rien ne bouge, par contre, en ce qui concerne la préservation de notre environnement, les choses bougent, pas assez vite certes, mais elles bougent.

Elles bougent un tout petit peu plus vite pour nous grâce à l’action du PNRGF.

Bien sûr son existence a un coût, mais il apporte sur notre territoire une qualité de prestation par l’intelligence de sa gestion et la connaissance fine de notre territoire que nous n’aurions pas sans lui. Il a fêté ses 20 ans l’an dernier ; il a mis et continue de mettre en place la marque du Parc pour promouvoir et garantir la qualité des produits de notre terroir. Il mène un programme Leader de gestion des fonds européens et promeut ainsi des actions respectueuses de l’environnement et génératrices d’activités économiques. Il propose et soutient des actions culturelles comme la résidence d’artistes des ébréchées qui s’est terminé en Septembre dernier ; une expérience riche d’enseignements qui seront, j’en suis sûr, appliqués à l’avenir.

Plus particulièrement à Villiers, il a permis la venue du MUMO, musé mobile national sur lequel je reviendrai ; il participe au financement de l’aménagement paysagé des abords de ce foyer. Enfin, mais il y aurait encore beaucoup à dire, il participe aussi au financement d’un très beau projet pédagogique en cours d’exécution dans notre école maternelle.

Il est en passe d’élargir le champ de ses actions en passant des conventions avec d’autres entités territoriales qui souhaitent bénéficier de son expérience. C’est particulièrement d’actualité avec notre CCPN.

Ainsi il est maintenant obligatoire, au niveau de la CCPN, d’établir un PCAET c’est-à-dire un Plan Climat Air Énergie Territorial. Plutôt que de se contenter de remplir les cases pour satisfaire à cette nouvelle demande, la CCPN a choisi, en collaboration avec les EPCI frontalières, d’en faire un sujet d’étude qui débouche déjà sur des applications concrètes auprès de vous comme par exemple l’aide à la rénovation des logements. Dans ce cadre une convention avec le Parc pourrait permettre de compléter cette action. Ainsi à Villiers vous avez pu bénéficier grâce au PNR, du programme DEPAR qui permet d’obtenir un diagnostic énergétique gratuit. L’expérience du Parc pourrait bénéficier à d’autres communes de la CCPN non adhérentes à la Charte.

Vincent Mével, Président de la CCPN, vous parlera mieux que moi des actions de notre communauté de communes, mais avant son intervention je voulais le remercier de la confiance qu’il m’a témoignée en me laissant mener à bien, dans un premier temps, la remontée de la compétence restreinte de la lecture publique à la communauté de communes, et dans un second temps, la mise en place des moyens qui vont permettre à la CC d’exercer cette compétence.

Vincent, c’est très agréable de travailler avec toi. Lorsque tu délègues, tu le fais vraiment et on se sent accompagné d’un regard à la fois attentif et bienveillant. Dans cette mission je dois associer Monsieur Desurmont, Directeur Général de la CCPN qui mène de main de maître le dossier administratif.

Si tout va bien la mise en place de l’organe exécutif de cette mission sera effective à la fin du mandat.

Mes meilleurs vœux de réussite à ceux qui participent à la vie de notre communauté de communes.

Sur Villiers à la même date il restera peu de chose en cours de réalisation. Je vous propose, dans un premier temps, de faire un bilan des investissements matériels dont ont bénéficié les biens communaux avant de nous rappeler les évènements de 2019. La liste n’est pas exhaustive.

L’église a été réhabilitée au cours du mandat précédent grâce à un contrat rural. Au cours de celui-ci nous avons changé le système numérique de mise à l’heure et de programmation des sonneries ; et un plancher vient d’être construit au troisième et dernier niveau du clocher, celui qui supporte la mécanique, pour faciliter et sécuriser le travail de notre prestataire. L’ancien système d’horlogerie qui datait d’avant-guerre a été déposé.

La poste a été équipée d’une rampe amovible pour permettre son accès aux personnes à mobilité réduite qui signalent leur présence grâce à une sonnette extérieure qui prévient la poste et la Mairie.

En Mairie, justement, les travaux prévus par le programme d’accessibilité ont été aussi réalisés comme la reprise des rampes pour accéder à la salle du cadastre et la réorganisation des sanitaires pour les rendre utilisables à une personne à mobilité réduite. L’éclairage de la salle du Conseil a été refait, le matériel informatique renouvelé. Une relieuse a été acheté pour permettre de satisfaire à moindre coût à l’obligation de conservation des archives. Un vidéoprojecteur, arrivé depuis peu, complète la panoplie. Pour terminer signalons l’aménagement d’une pièce de vie, Merci Philippe, au rdc de l’ancien appartement de fonction qui touche la Mairie et la refonte du système de chauffage puisque la Mairie dispose maintenant de sa chaudière gaz à condensation qui alimente une partie de l’ancien circuit de l’école devenue indépendante.

Notre maternelle est donc depuis cette séparation, bien chauffée. Son entretien a nécessité beaucoup de petits travaux et aménagements et je remercie Anne-Marie pour la supervision de ceux-ci aidée grandement par Christian et Maurice. Je la remercie aussi pour sa gestion du RPI, cantine comprise, elle en est le moteur principal. J’en profite pour saluer l’arrivée de Madame Brenet qui enseigne en grande section et CP. Je salue aussi l’action de notre directrice, Madame Cabellan qui mène avec l’aide du Parc un très beau projet pédagogique qui permet aux enfants de s’initier aux arts plastiques grâce à différents intervenants et à des visites d’ateliers extérieurs en lien direct avec les sujets abordés. Dans cet esprit, l’année 2019 a bien débuté avec la présence, à Villiers, du Musée Mobile destiné à initier les enfants à l’approche de l’art contemporain. Merci à tout le personnel enseignant du RPI d’avoir joué le jeu et pris sur leur temps personnel pour être formé sur cette approche auprès des enfants. Ouvert aussi aux villageois, cette visite fut un très grand succès puisque nous avons établi le record de visite du MUMO en un après-midi.

Au cimetière, le columbarium a été revisité, une allée bétonnée permet une manutention plus facile des conteneurs et les abords végétaux élagués. Néanmoins, en particulier pour l’ancien cimetière, l’entretien en respect avec l’objectif zéro phyto reste problématique, les alternatives proposées jusqu’ici sont coûteuses et ne sont pas esthétiquement satisfaisantes. Enfin le règlement a été revu avec la prise en compte du nouveau cimetière et très récemment nous avons fait l’acquisition d’un logiciel de gestion des concessions qui est en cours de mise en place.

Restons en plein air avec la station d’épuration. La société qui va assurer la mission à la maîtrise d’ouvrage pour la construction d’une nouvelle STEP a été choisie, et l’étude portant sur son remplacement vient de débuter. A noter, pour le gros entretien, le changement des moteurs des cuves d’oxygénation, et celui de la cuve de démoussage, une reprise de l’entrée du bassin d’orage et la mise en place en 2019 d’une benne rachetée d’occasion à la commune de Larchant et qui permet de stocker dans de meilleures conditions les boues séchées avant leur enlèvement pour phytorestore.

En ce qui concerne l’eau. La mise en place très longue du périmètre de protection de notre point de captation, commencé en 2012, se poursuit et administrativement parlant a atteint la Phase II. A l’arrivée cela débouchera sur le déplacement d’un grillage et peut être la construction inutile d’un caniveau. Pour le reste le site est maintenant sous télésurveillance et pour satisfaire à la nouvelle réglementation, une unité de chloration a été ajoutée.

Récemment deux arbres menaçant la cahute qui abrite l’installation ont été abattus. Côté château d’eau, il semblerait bien que la non-conformité passagère de notre eau au taux d’anthraquinone provienne bien du délitement du revêtement bituminé d’une des trois cuves. Elle a été isolée et à la dernière analyse, notre eau est conforme sur tous les points. Un bureau d’étude vient d’être choisi pour aider à la rénovation de cette cuve. Enfin notre réseau vient d’être équipé de 3 vannes intelligentes qui facilitent l’exploitation et signalent le secteur sur lequel survient une anomalie de consommation.

Au Stade, un éclairage financé à 50% par le SDESM permet d’éclairer le city stade et le terrain de boules. Une partie des vestiaires a été repeinte.

A l’atelier communal nous avons, là aussi, réaménagé la pièce de vie et les sanitaires. Toujours merci Philippe. Une aire de nettoyage bétonnée destinée aux engins communaux a été réalisée avec un séparateur d’hydrocarbure et une gestion complète de l’eau sans passer par le réseau unitaire. A propos d’hydrocarbure, nous avons rapidement équipé la cuve à fuel d’un compteur qui a permis de sérieuses économies de carburant. Nous avons aussi bétonné le sol de la remise pour faciliter les manutentions et le rangement.

Avec la commune d’ Ury et, dans la démarche du zéro phyto, nous nous sommes dotés d’une balayeuse pour faciliter l’entretien de la voirie. Dans le même esprit, Villiers s’est équipé d’un désherbeur thermique de dernière génération. Un tracteur neuf, polyvalent, mais plus spécialement destiné à la tonte, a été acheté grâce à la négociation d’un crédit à taux zéro. Le berlingot, à bout de souffle, déjà acquis d’occasion, a été remplacé par un kangoo neuf. Hors le petit outillage, s’ajoute à cette liste une fraise thermique puissante.

Les travaux de réhabilitation lourde du 27, rue Gabriel Bachet en trois logements (2 T2 et 1 T3) et un cabinet paramédical pour deux activités, ont commencé en Juillet dernier. Je remercie Sylvain Gautier qui a mis au service de la commune ses compétences en maîtrise d’œuvre. Il a permis le bouclage du dossier et supervise l’avancement des travaux. Ils sont financés par l’état à concurrence de 127.000 € par une Dotation d’ Équipement Rural, par la région pour un peu plus de 24.000 euros et par le département pour 18.000 euros par le biais du contrat rural, et en complément, un emprunt sur 25 ans de 475.000 euros. Les mensualités de cet emprunt ont été calculées pour être compensées par les loyers des seuls logements. Les rentrées du cabinet paramédical sont réservées aux frais annexes (gestion, assurance, taxe foncière). Si tout va bien la réception des travaux devrait se faire vers la rentrée de cette année.

En ce qui concerne la voirie, nous avons commencé par achever le remplacement de notre éclairage public financé en grande partie par le PNR. Il est maintenant entièrement en sodium haute pression. A propos des réseaux, un petit mot sur un réseau à venir : celui de la fibre. Nous vous tenons informés par l’intermédiaire du Plume Tambour, merci à sa rédactrice en chef Régine Rey. Il avance mais à petit pas. Normalement pour le village même, il devrait commencer à se déployer au cours de cette année pour commencer à être utilisable en fin d’année, voir en 2021. Mais ça c’est ce qui était prévu ! C’est plus compliqué pour la desserte de Busseau. Nous sommes en discussion sur le moyen d’acheminement. Pour rappel ces équipements sont entièrement pris en charge par la communauté de communes.

Pour revenir à la voirie, un accotement stabilisé au début de la rue Creuse permet le stationnement des véhicules des riverains, en particulier ceux des 12 logements OPH qui sont enfin en cours de livraison. En effet s’il est prévu pour chaque logement, une place de parking, il est évident que pour les T4 et les T5 on peut s’attendre à deux véhicules par logement.

Profitant en 2019 de la mise en sécurité par l’ ONF de la route de Villiers à Larchant, nous avons, avec Larchant, rattrapé la contre pente du bord de route de manière à ce que l’eau ne stagne pas sur le bas-côté et ne détériore pas la chaussée en gelant.

Et puis en février 2019 commençaient les travaux de l’aire paysagère de stationnement du Foyer Jean-Louis Garban où nous sommes. Ces travaux ont permis de doubler le nombre de places, de sécuriser le stationnement du car scolaire, et d’améliorer l’aspect paysager de l’ensemble avec un petit square aménagé. La région et le département ont financé respectivement 123.000 et 93.000 euros, soit 70% de l’estimation HT du projet qui est de 310.000 euros. A cela s’ajoute le plafond de subvention de 20.000 euros donné par le Parc, ce qui permet de financer les jeux du square, et de compléter l’enveloppe de l’aménagement paysager qui a pu être étendu aux abords du foyer annexe. Nous espérons que tout sera terminé en Mars, mais déjà ce foyer bénéficie de ce nouvel environnement très rapidement adopté et utilisé par les Villarons et pas que pour le stationnement !

Quant au foyer lui-même où nous sommes, tout au long du mandat il a fait l’objet de travaux pour qu’il satisfasse au programme d’accessibilité et de reprise des différents points qui sont l’objet de réserve par la préfecture : reprises des rampes, de la signalétique au sol, construction des sanitaires PMR, reprises du réseau électrique et des alarmes incendie, et remplacement intégral des blocs de sécurité au foyer annexe. S’ajoute à cela certains compléments en pièces administratives et l’agrément préfectoral qui a permis, moyennant quelques petits aménagements, d’accueillir un Relais d’Assistantes Maternelles dans la cantine des petits. Ce dernier point est très important car de facto la préfecture reconnait l’existence du foyer annexe qui administrativement n’existait pas. En effet, suite à certains manquements administratifs pendant sa construction, il n’avait pas pu faire l’objet d’un procès-verbal de réception en conformité. Grâce aux dernières améliorations apportées depuis cette rentrée, la commission de sécurité des Établissements Recevant du Public va se pencher à nouveau sur notre cas. Peut-être aurons -nous enfin un avis favorable. Je remercie Fernand qui accompagne la Municipalité sur ce parcours d’obstacles.

Si ce foyer est l’objet de tant d’attention, c’est qu’il accueille la majorité de l’évènementiel communal et associatif.

Au premier chef notre médiathèque qui occupe une partie de l’étage du foyer annexe. Régulièrement l’autre partie est mise à sa disposition lorsque ses activités manquent de place. Et des activités, elle n’en manque pas et je salue le dynamisme de tous les bénévoles qui l’animent sous la houlette de Françoise Hubert qui m’a aussi bien aidé dans ma mission lecture publique auprès de la CCPN. En plus de son activité ordinaire notre médiathèque participe à l’opération « premières pages » et en continuité « Bébés lecteurs » en complément du RAM ; elle organise les lectures publiques de « bonnes nouvelles », et, dans le cadre du festival du film documentaire et du film d’animation, organise les projections publiques, la prochaine en février.

C’est aussi pour moi l’occasion de remercier Roger Magert, Président de l’Amicale Villaronne à qui la commune a délégué la gestion de la médiathèque. On lui doit aussi l’organisation de nombreuses manifestations festives et culturelles. En plus elle accueille plusieurs ateliers dans sa structure juridique. Autant dire qu’elle est un acteur majeur de la vie associative du village.

Beaucoup d’autres associations animent le village, je ne les citerai pas toutes mais je les remercie toutes. Je retiendrai pour la convivialité de ses manifestations le Coq Chantant présidé par Sylvie Lepage ; Et si on parle de convivialité il ne faut pas oublier « Le houblon Villaron » présidé par notre brasseur de renommée internationale Miguel Garcia qui organise des évènements festifs autours de la culture et de la récolte du houblon ; Je retiendrai aussi pour son soutien aux projets pédagogiques de notre RPI, l’association A Vivre nouvellement présidée par Amélie Villette qui a aussi la lourde tâche d’organiser la kermesse de l’école ; Encore à destination des enfants et en particulier ceux qui rencontrent des difficultés, l’association La plume philanthrope présidée par Françoise Hubert et animée par Florence Cabellan ; toujours pour les petits, mais aussi pour les grands, l’atelier Théâtre de Paris-sous-Grez, merci à Laeticia Lepaisant ; et enfin bien qu’elle ne soit pas Villaronne, l’association du Club des Sages présidée par Anne-Marie Thibaut à laquelle adhère de nombreux Villarons, et qui est en tête des animations destinées aux aînés.

La commune n’est pas en reste. Elle a organisé en 2019 et à l’habituel, les vœux du Maire, les cérémonies commémoratives, la retraite aux flambeaux du 13 Juillet suivie du bal, le piquenique citoyen du 14, une nouvelle formule qui n’est pas à retenir, et tout récemment le Noël des enfants.

Là j’ouvre une parenthèse pour mettre en valeur le travail de Véronique Girard, ma première adjointe, qui s’occupe de notre Centre Communal d’Action Sociale. Par réserve, on ne peut pas parler de ses actions qui tout au long de l’année apportent soutien aux personnes en difficulté et qui représentent la partie immergée de l’iceberg, la plus importante. Que tu en sois ici remerciée ainsi que tous les bénévoles qui t’entourent fidèlement. Par contre, pour la partie visible, je citerai la mise en place du plan Grand Froid et du plan Canicule qui a été encore activé en 2019, la distribution des colis de Noël et l’organisation du repas des Aînés.

Pour reprendre le fil des évènements organisés en 2019, ou accueillis par la municipalité, je citerai pour rappel la visite du Mumo, le marché gourmand, Merci Odile qui a plus qu’une part active dans l’organisation des évènements et qui épaule Régine dans la communication de ceux-ci, L’expo d’arts plastiques avec ses animations : 4 Villages au fil des saisons ; La venue du concert Pro-Quartet, de la chorale Prélude, de l’orchestre philharmonique d’Avon Fontainebleau, de l’ensemble de musique baroque « Le Promenoir » ; La venue de la compagnie « Equi-t » qui a joué « trois ruptures » et celle de l’atelier théâtre du Vaudoué. Pour terminer cette énumération et dans un genre nettement différent les 2 concerts organisés par l’association Musicafon bien connue dans le secteur.

Vous l’aurez compris, sans toutes ces personnes, toutes ces associations et sans les nombreux bénévoles qui donnent de leur temps à la commune, un Maire ne peut pas grand-chose. Merci à toute l’équipe proche composée des adjoints et des conseillers, en gardant en mémoire la présence de Richard et de Gérard qui nous ont quittés prématurément.

Merci à mes deux anges, Catherine et Virginie qui veillent au bon accueil de chacun en Mairie et gèrent l’administratif, ce qui ces temps-ci n’est pas rien et ça ne va pas s’arranger…

Merci à Pascal, Benoit et Sarah pour l’entretien des bâtiments et du village

Merci au SDIS de La chapelle la Reine et à notre brigade de Gendarmerie qui assurent et veillent à notre sécurité aussi bien matérielle que, et surtout, physique.

Et merci à vous tous bénévoles et volontaires qui, de près ou de loin, aidez à faire vivre notre village bien gaulois.

Je forme le vœu qu’il continue à s’agiter, à bouger, à débattre tout en restant le lieu où l’on se ressource, un havre où il fait, somme toute, bon vivre, où l’on se retrouve pour partager des moments de convivialité et simplement contempler notre magnifique environnement qui crie sa ruralité.

Bonne année à tous, prenez soin de vous, de vos proches, de votre santé et, dans un contexte parfois démoralisant, vivez le bonheur d’habiter notre village.

Yves Lechevallier, Maire de Villiers-sous-Grez